« Mille images, une architecture », portrait de Charles Pictet, paru dans « Le Phare », 2015
De la rencontre avec Charles Pictet et son œuvre se dégage une impression de présent continu qui efface la notion de temps. Tout semble avoir déjà été, tant dans sa façon d’être que dans ses projets. Son érudition, faite de lectures, de musique, de droit avant d’entrer en architecture, mêlée d’expériences à l’étranger – enfance en Turquie, voyages en famille dans le salon à visionner des diapositives exotiques, en France, en Italie, dans les musées, stages à Berlin et Copenhague – dessine un homme et un travail qui se glissent dans la mémoire des choses, sans rupture. L’architecture, pour ce diplômé de l’École d’architecture de l’université de Genève en 1996, va « de soi, est un plaisir, sensuel, physique, une activité libératoire qui convoque fantasmes et expectatives », extrait de l’article paru dans « Le Phare », journal du Centre Culturel Suisse, n°19, 2015.